lundi 30 janvier 2017

Saga la Troisième Humanité de Bernard Werber

Résumé:
Nous sommes à l’ère de la deuxième humanité.
Il y en a eu une avant.
Il y en aura une... après.

En Antarctique, le paléontologue Charles Wells et son expédition découvrent, tout au fond d’un lac souterrain, les restes de squelettes humains d’environ 17 mètres de long.

À Paris, le projet d’étude de son fils David sur le rapetissement humain est sélectionné par un tout nouveau programme de recherches, consacré à « l’évolution de notre espèce ».

Wells père a retrouvé l’ancienne humanité, Wells fils entrevoit la prochaine humanité, mais ils sont loin encore de savoir la vérité.

C’est grâce au soutien et à la passion amoureuse d’une femme, Aurore Kammerer, spécialiste dans la connaissance des Amazones, que sera révélé le plus surprenant des secrets et réalisée la plus folle des expériences, modifiant à jamais l’avenir des générations futures. 


Pourquoi ce livre?
Hé bien ado je lisais beaucoup de Werber, ça faisait un moment que je n'avais rien lu de lui. Ma maman m'avait offert ce livre il y a presque un an de cela et je l'ai sortie de ma PAL grâce à une lecture commune.

Mon avis:
Je suis contente d'avoir retrouver le monde de Werber. On y retrouve la famille des Wells, avec cette fois l'arrière petit-fils du fameux Edmond, David, qui pense que l'humanité va en se rapetissant. Sans père ne fera que confirmer son hypothèse avec la découverte de squelettes d'hommes de 17m de haut!
Aurore Kammerer, elle voit une humanité plus féminine pour le futur, plus féminine et plus résistante.
Ensemble ils vont développer un nouveau genre humain, les Micro-humains. Basée sur le systèmes des fourmis et des abeilles, ces micro-humains verront leur société être beaucoup plus féminine que la nôtre.
On les suit dans la genèse de toute cette histoire, puis dans le développement de leur projet financé par l'état grâce à un général, femme et naine de surcroît, Natalia Ovitz, qui a déjà commencé des recherches sur le rapetissement. Ils survivront à une tornade, des fourmis, une peste mondiale, à la famine et à la politique. 
Et on voit donc naître une humanité de 17cm de haut. Au départ entraînée pour l'espionnage et pour éviter les grandes catastrophes comme les guerres nucléaires ou les incidents écologiques où les hommes et les robots échoueront à remédier. 
On suit toute cette histoire évidemment. Mais on suit aussi les pensées d'un tout autre personnage, grandiose: la Terre. La Terre qui aimerait enregistrer sa mémoire avant de tout oublier, chose rendue possible que grâce à son sang, son sang noir qu'on lui vole sans vergogne.Elle a mal, elle souffre, elle a peur. Peur qu'une météorite vienne s'écraser sur elle et la tue. Elle a déjà été blessée par le passé et elle veux éviter un nouveau traumatisme, surtout qu'elle se rend compte qu'elle sûrement seule à porter la vie, et que sa mort voudrait dire l’extinction de toute vie dans l'univers. Elle fait donc en sorte de créer des êtres qui l'aideront à rester en vie, qui pourraient détruire de futures météores dévastatrices. 
C'est une des narrations que j'ai préféré. J'ai beaucoup aimé quand elle racontait son histoire mais aussi quand elle s'énerve pour nous faire comprendre qu'on la tue à petit feu.
J'ai eu du mal à rentrer au début de l'histoire; mais une fois que la machine à créer des humains est lancée, j'ai eu du mal à m'arrêter, et j'ai adorer suivre l'évolution de cette expérience.
Évidemment, c'est une trilogie, ce 1er tome (de plus de 600pages quand même), nous livre que le début de l'histoire, et je suis pressée de découvrir la suite. 

On retrouve les schémas typique de Werber, certains diront que c'est le Werber de trop, mais pour ma part, comme cela fait très longtemps que je n'en n'ai pas lu, j'ai été contente de retrouver sa plume, et je ne vais pas tarder à lire la suite. 
Sans doute pas un coup de cœur comme j'ai pu l'avoir il y a des années en lisant les thanatonautes ou les fourmis mais quand même une très bonne lecture à laquelle j'octroie un 4/5.

Kyoto de Yasunari Kawabata

Résumé:
L'entente entre la nature et l'homme trouve sans doute son accomplissement dans Kyoto. Deux jumelles ont été séparées à leur naissance. Élevées dans des milieux différents, l'une à la ville, l'autre dans la montagne, vont-elles pouvoir se rejoindre, adultes, et se comprendre ? Au-delà de cette histoire limpide et bouleversante, c'est l'affrontement du japon traditionnel et du japon qui s'américanise chaque jour davantage, qui est ici mis en scène.

Pourquoi ce livre? 
J,avais eu ce livre lors d'un swap si je ne me trompe pas, il y a un moment maintenant. Et j'ai profité d'un challenge où il fallait lire un ouvrage se passant en Asie. Il est donc enfin sorti de ma PAL.

Mon avis: 
J'ai bien aimé l'histoire où l'on suit Chieko, fille d'un marchand de tissu aux goûts artistiques trop excentriques pour son époque. Elle vit dans Kyoto et côtoie des jeunes gens du même milieu qu'elle, dans le monde du textile, dans un entre-deux économique. Elle sait qu'elle est une enfant trouvée, ses parents le lui ont avoué. Elle en parle au jeune homme qui lui fait la cour, Shin.ichi. Plus tard un autre prétendant fera son entrée, Hideo, un jeune homme qui tisse de superbes ceintures. 
L'histoire se passe facilement sur une année, elle est ponctuée des différentes fêtes qui jalonnent la vie des japonais de Kyoto. Cela commence d'ailleurs avec les cerisiers en fleurs. 
Chieko a un lieu en montagne qu'elle apprécie particulièrement, dans une forêt de cryptomères, de grands arbres aux trocs bien droits, utilisés dans les constructions japonaises. C'est là qu'elle rencontrera pour la 1ere fois une jeune fille qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, Naeko. Lors de leur 2e rencontre fortuite, Naeko lui dira qu'elle était à la recherche de sa sœur jumelle. Naeko n'est pas du même milieu, elle travaille les cryptomères, un travail pénible qui a façonné son corps différemment de celui de Chieko. Il y a une différence notable de milieu et Naeko ne veux pas porter préjudice à sa sœur en se présentant publiquement. Chieko, elle, fera tout pour un rapprochement. 
Il y a des quiproquos, notamment avec les deux amoureux qui parfois tombent sur Naeko. 
On est cependant frustré de la fin qui n'en n'ai pas une. On ne sait pas comment les sœurs vont finir par se rapprocher. Comment Chieko va finir par s'en sortir dans l'entreprise de son père, pour qui son cœur va finir par balancer. Mais il paraît que c'est typique de l'auteur.
On a une très belle poésie dans les descriptions des paysages japonais, et ça m'a donné envie (déjà que ça me titille beaucoup) d'aller visiter ce pays. 
J'ai cependant souvent été gênée par les constructions de phrases. Je ne sais pas si ce sont les tournures typiquement japonaises (je ne suis pas assez connaisseuse) ou si c'est la traduction, mais contrairement à la légèreté et la poésie des descriptions j'ai trouvé ces constructions très lourdes. Et ça m'a vraiment embêtée dans ma lecture, après c'est sans doute que je ne suis pas habituée à ce type d'auteur. De toute façon le livre est très court, 190 pages, donc ça se lit quand même très, très vite. 
Mais cette gêne de lecture m'empêchera de donner une bonne note au livre. Je pense qu'il n'y aurait pas eu cette façon d'écrire j'aurais pu donner une très bonne note. 
Là je me contenterais d'un 2.9/5. Mais comme je le disais c'est sans doute car ce n'est pas mon style.. il ne faut surtout pas que ça vous freine si vous avez envie de le lire.